Stellantis, les analystes se positionnent après la chute de vendredi
information fournie par Zonebourse 09/02/2026 à 14:42
Vendredi, le constructeur automobile multi-marques a annoncé un "reset" qui entraînera des charges exceptionnelles de 22,2 milliards d'euros exclues de l'AOI (adjusted reporting income) au second semestre 2025, y compris des sorties de cash d'un montant total de 6,5 milliards d'euros, qui devraient être effectuées au cours des quatre prochaines années.
Pour Jefferies, la charge annoncée est bien plus lourde que le pire des scénarios des analystes. Pour UBS, la réaction du marché à cette publication préliminaire, pourtant indéniablement négative, a été excessivement sévère, avec plus de 7 milliards de capitalisation boursière partis en fumée.
Dans ce contexte, de nombreux analystes ont revus leurs objectifs à la baisse sur Stellantis. Oddo BHF a notamment révisé à la baisse de 30% sa prévision d'Ebit ajusté. Le groupe financier estime " qu'il est encore prématuré de revenir sur le titre, en l'absence d'éléments tangibles permettant d'accréditer l'idée que le pire est derrière nous et qu'un rebond opérationnel d'ampleur peut être envisagé rapidement avec davantage de confiance ". La recommandation reste à Neutre avec une cible de cours abaissée de 9 à 7 euros.
De son côté, Jefferies, toujours à l'achat, ne vise plus que 10 euros, contre 13 euros précédemment. Les analystes comparent la situation de Stellantis à celle de Fiat en 2005, PSA en 2010 ou Renault en 2020 : des moments de crise profonde qui ont précédé des rebonds cycliques majeurs.
Chez UBS, à court terme, l'attrait de l'action semble limité. Cependant, les analystes estiment que les mauvaises nouvelles sont désormais passées. Ils attendent les données mensuelles de ventes et la journée investisseurs programmées le 21 mai. En revanche, la publication des résultats annuels du 26 février devrait être un non-événement, étant donné que tout a déjà été annoncé. L'avis d'UBS sur le titre Stellantis est à l'achat avec un objectif de 9,7 euros.
Enfin, pour HSBC il s'agit d'un grand nettoyage, mais des questions subsistent, notamment sur le faible levier opérationnel, la lenteur des montées en puissance des produits. En outre, les analystes soulignent que la direction de Stellantis a indiqué que ses décisions représentaient la " vaste majorité ", mais pas l'intégralité des mesures correctives. HSBC estime donc que le chemin vers la reprise (bénéfice et cash) sera lent et l'avis est à conserver, avec une cible de 7 euros, contre 10 euros auparavant.
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